Un bel exemple de témoignage...



(Témoignage authentique vécu par le pasteur Jean Peterschmitt, qui raconte lui-même cette histoire).



        Un jour, un missionnaire atteint d’une artériosclérose cérébrale me fait appeler. Il faisait pitié à voir, lui, un serviteur de Dieu. Plein de compassion, je lui demande :

-         Frère, vous qui étiez missionnaire, croyez-vous que Jésus-Christ peut vous guérir ?

-         Je sais que Jésus a guéri des malades… je le crois.

J’insiste :

-         Mais croyez-vous que Jésus peut guérir aujourd’hui encore ?

-         Frère, me répond-il, nous ne sommes plus au temps de Jésus-Christ.

-         Pourtant, Jésus déclare : Je suis le même, hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13.8) et encore : Là où deux ou trois se rassemblent en mon Nom, je suis au milieu d’eux ! (Matthieu 18.20). Donc il est présent, maintenant, dans ce lieu, pour vous aider et vous guérir.

 Au bout d’un moment, il me dit qu’il est prêt à croire que Jésus pouvait le guérir s’il le voulait. C’est ainsi que je l’ai oint d’huile selon ce qu’il est écrit dans l’épître de Jacques 5.14, et je lui ai imposé les mains au Nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Il reçoit la prière avec douceur et je le quitte heureux, persuadé que le Seigneur n’abandonne pas l’un de ses serviteurs qui a travaillé à la propagation de l’Evangile.

 
        Quelques semaines plus tard, je passe non loin de la maison de ce bien-aimé frère. Je m’arrête pour lui rendre visite et je suis reçu avec beaucoup d’amour. Par contre lui-même semble toujours être dans le même état. Je lui demande : 

-         Ca va mieux ?

-         Pas du tout ! me répond-il.

-         N’avez-vous pas ressenti un renouvellement suite à la prière ?

-         Rien du tout ! lance-t-il sèchement.

-         Ne pensez-vous pas qu’il y ait un obstacle qui retienne la bénédiction et la guérison ?

-         Je n’en sais rien,… je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Je constate seulement que tout est exactement comme auparavant.

-         Mais dites-moi, frère, qu’est-ce qui peut vous agacer à ce point ?

A ce moment précis, la porte de la cuisine s’ouvre, et son épouse, qui a suivi toute la conversation, s’exclame :

-         Moi, j’ai la réponse à ce que vous demandez ! La dernière fois que vous êtes passé chez nous, je me suis entretenue avec mon mari après votre départ : « que ce serait beau, si tu étais guéri. » ai-je soupiré. Et vous savez ce qu’il m’a répondu ?…

-         Non, dis-je tout surpris.

-         Mais tu comprends, ma chérie, j’ai 57 ans et il me reste trois ans jusqu’à la retraite. A une certaine époque, j’ai prié que le Seigneur me rende malade jusqu’à ce que je sois à la retraite. La guérison n’est donc pas pour maintenant.


Tout à la fois stupéfait et bouleversé, je m’adresse au missionnaire :

-         Frère, mais vous êtes un mauvais témoignage. Le monde vous regarde vivre et attend de vous que vous viviez à l’image de Jésus-Christ.

-         Jean, me répond-il, saviez-vous qu’après mon retour du Gabon, personne ne m’a soutenu ? J’étais seul. Il a fallu que je gagne ma vie en faisant des déménagements. J’ai été déçu…

 Puis il a continué à se plaindre de son sort. Au bout d’un moment j’interromps son monologue :

-         Vous auriez du me dire, frère, que vous vouliez rester dans cet état jusqu’à la retraite. Cela aurait été plus juste que de prier sans vous attendre à recevoir.

 
Rien n’y fit ; aucune exhortation, aucune parole ne l’amenèrent à changer de point de vue. Mais j’ai remercié le Seigneur de m’avoir révélé par l’épouse de ce frère quel était l’obstacle à la prière dans la vie de ce dernier.

Quelques temps plus tard on m’annonce son décès. Il n’a jamais atteint la retraite…


Issu de: Maintenant, mon oeil te voit. Reproduit avec autorisation.
Vous pouvez vous procurer ce recueil sur le www.philadelphie.com


Amie lectrice, ami lecteur, voilà une histoire qui en dit long et qui lève le voile sur un sujet bien délicat! Le monde entier est peuplé de "croyants", de "pratiquants", d"activistes" ou même d'"engagés" comme ce missionnaire. Et pourtant, quels fruits voyons nous autour de nous? Bien souvent nous devons faire un lamentable constat d'échec, et du coup tout ce qui attrait à Dieu dans l'opinion publique prend un coup... Sachez-le bien, Dieu est le même, toujours le même, et Il ne changera jamais. Malheureusement, ceux qui le recherchent vraiment sont rares, alors que pourtant il suffit de s'accrocher à Sa Parole et de vivre selon ce que le Saint-Esprit nous révèle. Si vous saviez combien Il vous aime, vous ne resteriez pas indifférent. Et si vous saviez combien il est important, voire vital, de Le connaître, vous laisseriez tout tomber pour en savoir plus sur Lui, pour Le rencontrer, pour L'aimer en retour. Ce missionnaire n'a pas respecté la sainteté de Dieu, et il l'a payé... Quel gâchis, quelle tristesse... Gardez le cap dans votre relation avec Dieu, quelle que soit la météo au-dessus de vos têtes, restez fidèles, recherchez-Le de tout votre coeur, et Il se laissera trouver par vous...


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